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Pourquoi les algues se développent dans ma piscine ?

Encore un peu d’écologie pour comprendre pourquoi les algues sont une source de problème pour nos piscines abiotiques et biologiques. 
Stratégie « R » Vs Stratégie « K »… 

Les écologues Robert MacArthur et E. O. Wilson ont dénotés, dans le vivant, deux types de comportements opposés, dans l’adaptation à l’environnement, pour assurer la survie des espèces. 

L’un qu’ils ont appelé, les espèces à « stratégie r ». Elles se contentent de peu et prennent tout ce qu’elles ont sous la main pour se nourrir et se développer. Elles se multiplient en grand nombre, car elles interviennent dans des milieux que nous qualifierons d’hostile (dans le sens mal équilibré). Nous disons encore que ce sont des espèces pionnières. Elles ont la capacité d’investir un biotope tout neuf, ou bien en dégénérescence, pour le faire évoluer vers une dynamique d’équilibre. 

Par exemple, dans nos villes, la quantité de nourriture pour la plus part gaspillée se concentrant dans certain lieux, favorise le développement d’individus indispensable pour le recyclage des déchets que nous produisons : rats, souries, chats, pigeons, mouettes, renards etc. 

Dans une piscine, l’eau surchargée de nourriture (NPK, dont le phosphate à un rôle déterminant dans le développement algal), dans un étang, une rivière, une mare, ou une « baignade nâtourelle » qui a mal tournée, va, comme nous l’avons compris, favoriser le développement des algues unicellulaires, filamenteuse etc. Espèces à « stratégie r ». 

L’autre type de comportement, appelé espèces à « stratégie K ». Ces espèces se spécialisent tellement dans leur développement, qu’elles s’effacent très rapidement dès que les conditions du biotope se trouvent changées. 

Par exemple le Dodo et le Tambalacoque (Madagascar), couple magnifiquement équilibré qui révèle toute la délicatesse de la vie, qui en moins de 50 ans ont tous les deux quittés la terre parce que nous avons supprimé un élément du binôme. 

La régénération de la piscine biologique est peuplée d’individus (macrophytes),  qui ont optés pour la stratégie K, a savoir qui apprécient les milieux en équilibre (trophique). Bien qu’ils soient beaucoup moins sensible que le dodo (entre stratégie r et K il y a des infinités de variations, chaque espèces a choisi sa stratégie dans les différents types de biotopes qui existent), elles ne pourront pas faire face à un trop fort déséquilibre trophique. 

Les algues, plus mobiles, plus rapide dans le développement (division cellulaire), directement en contact avec la nourriture (dans la colonne d’eau), vont proliférer (le but de la stratégie r)  au dépend des macrophytes installés dans la régénération, jusqu’à inhiber leur croissances (toxines émises et diminution de l’intensité du rayonnement solaire pour faire sortir les bourgeons des macrophytes).



C’est la raison pour la quelle, les macrophytes (plantes de la régénération) ne peuvent pas remplir le rôle d’épuration de notre eau de baignade à 100 % comme certain nous l’affirme. Au contraire, leur rôle est infime, et pourtant essentiel. 

Ils  s’occupent juste de stocker les sels nutritifs dans leur tissu (de la même manière que nous grandissons ou grossissons en mangeant). 

Ils restent donc indispensables pour assurer ce rôle : absorber la nourriture pour la fixer, et l’exporter (par faucardage). 

Pour conserver la première place à nos macrophytes dans la course a l’assimilation de nourriture, il est intéressant d'installer un dispositif d’émetteur ultrasons pour stopper le développement des algues. 

La haute fréquence vibratoire dans l’eau, va déchirer un élément vital des algues (les vacuoles), ainsi le développement de cette population ne pourra plus se faire. 
La quantité de sels nutritifs, toujours présents dans l’eau pourra se faire assimiler tranquillement par les macrophytes une fois que le cycle de l’eau les aura amenés à ces organismes.



Nous devons comprendre que rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Et il est effectivement, un comportement anti-sanitaire que de verser des algicides dans une eau de baignade, sans traiter la cause de leur développement (les sels nutritifs). 
Les algues ne peuvent plus se développer certes, mais l’eau reste cependant chargée de nourriture donc potentiellement dystrophe si l’on stoppe l’adjonction de produit chimique (algicides). 
C’est pourtant ce que nous faisons à l’heure actuelle avec les piscines traditionnelles. (C’est par ailleurs la même mélodie dans notre système médical. Traiter le symptôme plutôt que la cause…et le business est assuré :) 

Voici pourquoi les algues nous posent problème dans ce système artificiel que nous créons.


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